No Result
View All Result
50 IDÉES DE BUSINESS
Congo Herald
  • Actualité
    • Accueil
  • Notation
  • Sécurité
  • Économie
  • Société
  • Politique
  • Mines
  • Décryptage
  • Géopolitique
  • Actualité
    • Accueil
  • Notation
  • Sécurité
  • Économie
  • Société
  • Politique
  • Mines
  • Décryptage
  • Géopolitique
No Result
View All Result
Congo Herald
No Result
View All Result

L’Affaire PHC : Quand Un Conflit D’Actionnaires Mauriciens Vieux De Cinq Ans S’Invite À L’Assemblée Nationale Congolaise — Pendant Que L’État Cède 23,83 % Du Capital Faute De Crédit

Le pétitionnaire qui saisit le Bureau de l'Assemblée le 7 avril co-détient Straight KKM 2 Ltd., la structure mauricienne — pas belge, pas luxembourgeoise — qui reprend désormais 100 % de l'entreprise. Il poursuit son associé devant la Cour suprême mauricienne depuis 2021 et lui réclame 25 millions USD. Pendant ce temps, Tshisekedi audite ses mines. Voici la chronologie que les communiqués ne racontent pas.

Par Norbert Mateta
28 avril 2026
Dans Économie
0 0
L’Affaire PHC : Quand Un Conflit D’Actionnaires Mauriciens Vieux De Cinq Ans S’Invite À L’Assemblée Nationale Congolaise — Pendant Que L’État Cède 23,83 % Du Capital Faute De Crédit
0
SHARES
78
VIEWS
Share on FacebookShare on Twitter

Le 22 juin 2021, l‘Oakland Institute publie un communiqué qui n’a jamais été démenti depuis : Kalaa Mpinga, fondateur et CEO de Mafuta Investment Holding, dépose devant la Cour suprême mauricienne une plainte contre Wale Adeosun, fondateur de Kuramo Capital Management. Mpinga accuse Adeosun de « cross-border corporate fraud » et d’être impliqué dans « un vaste schéma international de blanchiment ». Il réclame 25 millions d’USD de dommages et la révocation d’Adeosun de la direction de leur consortium commun;

Le consortium en question s’appelle Straight KKM 2 Ltd.

Il est immatriculé à Maurice. C’est lui qui détient — depuis novembre 2020 et le rachat des parts de Feronia Inc. — la majorité du capital de Plantations et Huileries du Congo (PHC SA). Et c’est lui qui, depuis 2026, en détient désormais l’intégralité.

Le 7 avril 2026, le même Kalaa Mpinga saisit l’Assemblée nationale congolaise pour contester la régularité du désengagement de l’État du capital de PHC.

Il dépose une pétition adressée au président de l’Assemblée et copiée à presque tout le Bureau, dénonçant un « suspect désengagement de l’État congolais ». Annexes inclus : jugements, assignations, référés commerciaux, procès-verbaux, statuts. Le pétitionnaire se présente comme « ancien administrateur de PHC, administrateur de sociétés ». Il se présente moins volontiers comme actionnaire actuel du consortium repreneur.

Voilà la donnée centrale du dossier. Tout le reste s’organise autour d’elle.

Le tableau officiel — la chronologie défendable

PHC est un actif stratégique : trois plantations héritées d’Unilever (Boteka 13 542 ha, Yaligimba 30 199 ha, Lokutu 63 560 ha), 11 000 employés, premier producteur d’huile de palme industrielle du pays. En 2025, l’entreprise affiche une dette de plus de 80 millions d’USD et lance une recapitalisation pour éviter la liquidation. L’État, actionnaire minoritaire à 23,83 % (66 733 actions), est sollicité.

La séquence officielle est documentée. Dans une correspondance reprise par AfricaNewsRDC, l’État reconnaît la nécessité de la recapitalisation tout en déclarant explicitement « ne pas être en mesure de rembourser la dette » et « ne disposer d’aucun crédit disponible pour appuyer PHC SA ». Le 27 juin 2025, le Conseil d’administration prend acte. Une assemblée générale extraordinaire est convoquée le même jour ; l’État y est représenté et accepte « le principe de sortie ». Le cabinet DACO est mandaté deux mois plus tard pour évaluer la participation publique. L’opération, selon la société, est conduite dans le strict respect du droit OHADA, des statuts sociaux et des règles de gouvernance.

Sur le plan strictement juridique, la Loi n° 08/008 du 7 juillet 2008 portant dispositions générales relatives au désengagement de l’État des entreprises du portefeuille existe précisément pour ce cas. Le pouvoir de céder revient au Conseil d’administration et à l’AGE — pas à un ministre, comme le rappelle le collectif d’agents.

Tout cela est défendable. Tout cela est documenté. Tout cela passe à côté de l’essentiel.

Le tableau réel — un contentieux privé qui change de juridiction

L’essentiel, c’est que le pétitionnaire qui agite Kinshasa est un acteur central de l’autre côté de la table. Selon les dépôts publics de la Cour suprême mauricienne et la communication officielle de Feronia Inc. au moment du rachat (juillet 2020), Straight KKM 2 Ltd. est composé de deux investisseurs : Kuramo Capital Management (Wale Adeosun) et Mafuta Investment Holding (Kalaa Mpinga). Le consortium détenait 76 % en 2021, puis 83,2 % en 2022 selon Jeune Afrique, et désormais 100 % post-sortie de l’État.

Depuis 2021, les deux associés sont en guerre judiciaire ouverte. Mpinga accuse Adeosun d’avoir agi en proxy unique du consortium, de l’avoir évincé des décisions, et d’avoir orchestré le versement de plus de 5,1 millions d’USD de « bonus » à un cabinet de conseil dirigé par un proche du COO de PHC. La justice mauricienne n’a, à ce jour, tranché ni en faveur de l’un ni de l’autre.

La pétition congolaise du 7 avril 2026 ne tombe donc pas du ciel. Elle est l’extension, sur le terrain institutionnel congolais, d’un contentieux d’actionnaires que les juridictions mauriciennes n’ont pas réglé. Le langage change — souveraineté, intérêts publics, transparence — mais la structure de l’intérêt en jeu reste celle d’un actionnaire minoritaire en conflit avec son co-actionnaire majoritaire. 

Cela ne signifie pas que le désengagement de l’État est régulier ou irrégulier. Cela signifie que la voix qui le conteste n’est pas une voix neutre. Et qu’une commission parlementaire qui se saisirait du dossier devrait commencer par poser une seule question : quelle est la position actuelle de Mafuta Investment Holding dans le capital de Straight KKM 2 Ltd. après la recapitalisation ? Si Mpinga a été dilué, sa pétition prend un autre sens. S’il reste actionnaire à parts inchangées, elle en prend un troisième. Tant que cette donnée n’est pas publique, le débat est faussé.

Le paradoxe budgétaire — l’audit qui arrive trop tard, sur le mauvais front

Le 24 avril 2026, lors du 87e Conseil des ministres, le président Tshisekedi ordonne un audit « exhaustif et nominatif » sur la gouvernance des joint-ventures et des actifs miniers de l’État, sous 30 jours, coordonné par la Première ministre avec l’IGF, la Gécamines et les ministères des Mines, du Portefeuille, des Finances.

Le 25 avril, l’intersyndicale de PHC tient sa conférence de presse à Kinshasa pour défendre la conformité OHADA de l’opération. Le 27 juin 2025, l’État avait acté sa sortie faute de crédit.

Auditer ce qu’on garde et céder ce qu’on n’a pas les moyens de défendre, ce n’est pas une stratégie souveraine — c’est une comptabilité de fin de mois. La Banque mondiale, dans son rapport de mars 2026, formule explicitement la règle inverse : « Envisager une recapitalisation ciblée uniquement lorsque la restructuration opérationnelle et les réformes de gouvernance ont rétabli la viabilité financière. » L’État congolais a fait l’exact opposé : il a constaté l’incapacité, signé la sortie, puis lancé l’audit — sur un autre secteur. Aucune ligne du Fonds Spécial du Portefeuille n’est activée. Aucun arbitrage du COPIREP. Aucune cartographie publique des 33 entreprises du portefeuille direct fin 2025.

Verdict

La souveraineté économique se défend en amont, dans la loi de finances, ou pas du tout. Pas en aval, dans des communiqués sur les mines pendant qu’on solde l’agro-industriel. Et pas par voie de pétition d’un actionnaire en conflit privé qui découvre l’Assemblée nationale après cinq ans de procédures mauriciennes. Le dossier PHC mérite un examen parlementaire — pas pour les raisons que la pétition avance. Pour celles qu’elle ne dit pas.

Recommandée

L’Or Ougandais à 6,4 milliards $ : « Ce n’est peut-être pas le nôtre »

L’Or Ougandais à 6,4 milliards $ : « Ce n’est peut-être pas le nôtre »

Il y a 7 mois
5 raisons pourquoi les Congolais méritent leurs politiciens

5 raisons pourquoi les Congolais méritent leurs politiciens

Il y a 1 an

Les Plus Lus

  • CHESD, ENA, ENF, ENT, Voici Les 4 Écoles Où Se Fabrique l’Élite d’un État Congolais Rêvé

    CHESD, ENA, ENF, ENT, Voici Les 4 Écoles Où Se Fabrique l’Élite d’un État Congolais Rêvé

    0 Partages
    Share 0 Tweet 0
  • Kabila Lui A Vendu Kinshasa, Kagame A Payé Comptant, Voici Ce Qu’Il A Reçu À La Place

    0 Partages
    Share 0 Tweet 0
  • Depuis Sun City, Prendre Une Ville Donnait Un Ministère, Voici Les Huit Points Où Tshisekedi A Brisé La Règle Congolaise

    0 Partages
    Share 0 Tweet 0
  • Parlement, Gouvernement, Diplomatie Et Bientôt l’État-Major Des FARDC, Voici Ce Que Pékin Obtient Pour Le Prix D’Un Bâtiment

    0 Partages
    Share 0 Tweet 0
  • 10 Vérités Sur Fifi Masuka, Reine Du Cobalt, La Septième S’Écrit Avec Le Sang Des Creuseurs

    0 Partages
    Share 0 Tweet 0
Facebook Twitter Youtube Instagram

Newsletter

Catégorie

  • Actualité
  • Décryptage
  • Économie
  • Géopolitique
  • Mines
  • Notation
  • Politique
  • Sécurité
  • Société

Pages

  • Annoncer
  • Bulletin
  • Contact
  • Politique de confidentialité

© 2026 Tous droits réservés The Congo Herald

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
Gérer le consentement
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
No Result
View All Result
  • Actualité
    • Accueil
  • Notation
  • Sécurité
  • Économie
  • Société
  • Politique
  • Mines
  • Décryptage
  • Géopolitique

© 2026 Tous droits réservés The Congo Herald

Not enough quota to unlock this post
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?